‘‘Vous et la vie de votre commune’’

 

 

enquête réalisée de mars à juin 2001

 

 

 

Conformément à l'ordonnance du 3 mars 1945 et à la  loi du 11 juillet 1975, les UDAF en relation avec l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) sont habilitées à donner leur avis aux pouvoirs publics sur les questions concernant les familles, à les représenter et à gérer tout service d'intérêt familial.

En 1999, les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont souhaité avec l'URAF (Union Régionale des Associations familiales) mettre en place un Observatoire Régional de la Famille. L'Observatoire est un outil pour faire remonter les besoins des familles, et ceci afin de remplir au mieux la mission institutionnelles des UDAF: représenter les familles.

L'enquête précédente a été "les transports et les déplacements en Alsace". L'enquête en cours est "la famille et les nouveaux outils de communication: internet et le téléphone portable."

 

Les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ainsi que l'URAF ont élaboré avec l'INSEE Alsace un échantillon de 600 familles (300 pour le Bas-Rhin et 300 pour le Haut-Rhin) à interroger.

Cet échantillon a pour caractéristique d'être représentatif de la population alsacienne.

Aussi, il a fallu tenir compte d'un certain nombre de caractéristiques combinées entre elles comme, le type et la taille de la famille, la catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence et l'âge de référence et l'âge de cette personne. Le secteur géographique.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'enquête "Vous et la vie de votre commune" a eu pour objectif de mieux connaître les services proposés par les communes ainsi que les attentes des familles vis-à-vis des élus locaux et des actions et les instances participatives à mettre en œuvre.

 

Le faible taux de réponses (283 sur les 600 exigées) nous a imposé un traitement régional des résultats cette enquête. Les résultats sont indicatifs et non représentatifs.

 

Avant d'en arriver aux résultats, il semble important de donner une description des répondants car elle influence directement les résultats. De façon générale on note un manque de représentation du milieu urbain, des ouvriers et de la tranche d'âge des 15-29 ans. Par contre on note une surreprésentation du milieu rural, des employés et des cadres, professions intellectuelles supérieures et des personnes de la tranche d'âge 40-49 ans. Un élément important est que 75% des répondants sont membres d'une association.

 

 

LES FAMILLES ET LES SERVICES DE LA COMMUNE

 

La fréquentation des services

 

Les personnes utilisent la mairie quasi uniquement pour les démarches administratives (85%). Les autres services ne sont pas forcément identifiés ou utilisés: 18% pour le service de la vie sociale, 17% pour le service de la vie culturelle, 12% pour le service urbanisme et 8% pour le service sportif.

 

La satisfaction des familles

 

Les familles expriment une satisfaction générale à la fois au niveau de l'accueil (82%), des horaires d'ouverture (62%) et des services (66%).

Au niveau de l'accueil, les critères de satisfaction sont les qualités humaines et la compétence de la personne.

Au niveau des horaires d'ouverture, on note que la majorité des personnes insatisfaites sont les cadres et professions intellectuelles supérieures (18%). Les retraités sont majoritairement représentés parmi les personnes satisfaites (23%).

Bien que le chiffre concernant la satisfaction des services soit élevé (66%), il est à prendre avec précaution étant donné le faible nombre de personnes ayant fréquenté des services autres que le service administratif et de la surreprésentation du monde rural.

 

Une information insuffisante

 

Le manque d'information est mis en avant: seulement 24 % des familles trouvent l'information municipale suffisante.

Elle n'est jamais perçue comme inutile. Ce manque d'information est à mettre en corrélation avec les moyens de communications utilisés par les communes:

-62% utilisent le journal municipal qui ne paraît qu'une fois par an dans les petites communes.

-47% utilisent l'affichage qui demandent aux personnes d'avoir identifié les lieux d'affichage et de se déplacer.

Les tracts ne sont utilisés qu'à 12% alors que les "autres" moyens de communications (presse et télévision locale) s'élèvent à 23%. Internet quant à lui est utilisé par 14% des familles pour la recherche d'informations sur la vie de la commune.

Il y a donc une double réflexion à mener: sur les moyens de communication et sur leur efficacité.

 

 

LA PERCEPTION DES ELUS ET DE LA COMMUNE

 

La perception des élus

 

Les personnes perçoivent les élus de leur commune comme présents dans leur commune à 55%, à l'écoute 42%, rendant compte de leur travail à 32%, éloignés de leurs préoccupations à 23%, ne tenant pas compte de leur avis à 20%, proposant de participer à l'élaboration de projet 18%.

Pour ce qui est des décisions prises par les élus, 35% des personnes sont satisfaites, 39% plutôt satisfaites et 21% peu ou pas satisfaites alors qu'il n'y a que 5% de personnes insatisfaites.

 

La perception de la commune

 

Une grande majorité des personnes se sent intégrée dans leur commune (80%), en harmonie avec les décisions prises (32%) et seulement 19% éloignées de la politique menée par les élus, et ce quelle que soit la taille de la commune.

 

Incidence de la taille de la commune

 

Que ce soit pour ce qui est de la perception des élus ou de la satisfaction par rapport aux décisions prises, les communes de petite taille (moins de 3500 habitants) sont moins critiques. En effet, les critères positifs concernant les élus sont mis en avant de façon plus franche que dans les communes de grande taille.

De même le taux de satisfaction pour les décisions prises souffre de ce phénomène.

 

 

LES INSTANCES PARTICIPATIVES

 

Une existence limitée des structures de concertation

 

Les modes de concertation habituels tels que les débats publics et les séances du conseil municipal sont identifiés mais pas forcément utilisés par les familles.

Quant au mode de concertation spécifique (structure d'information et de débat, conseil municipal des jeunes, conseil consultatif des étrangers, centres communaux d'action sociale) les personnes n'en connaissent pas forcément l'existence, soit parce qu'effectivement ces instances ne sont pas mises en place dans la commune soit parce que les gens ne sont pas informés de leur existence. Un exemple, les centres communaux d'action sociale ne sont connus que par 55% des familles alors qu'ils existent de droit dans toutes les communes.

Les autres structures (structure d'information et de débat sur les projets concernant les habitants, conseil de quartier, conseil municipal des jeunes et conseil consultatif des étrangers) sont effectivement faiblement représentées.

 

Souhaits

 

Cependant, les familles sont sensibles à l'intérêt de telles structures. Elles estiment que ces structures devraient permettre d'être à la fois mieux informés (64%) et aussi de pouvoir s'exprimer et être entendus (68%). La simple mise en place de ces structures ne sera pas suffisante pour impliquer les personnes.

En effet, il faut tenir compte des motifs qui jusqu'à présent sont mis en avant pour justifier la non participation.

Les sujets de préoccupation des personnes sont par ordre décroissant:

-les services aux habitants 66%

-l'éducation 47%

-l'action sociale 44%

-la sécurité 41%

 

Les motifs de non participation

 

Les arguments avancés le plus fréquemment sont le manque de temps (35%), la mauvaise circulation de l'information sur les lieux et les dates (33%), les personnes se sentent incompétentes (14%) et 14% ne souhaitent pas s'impliquer. Il faudrait donc redonner confiance aux personnes et organiser les rencontres à des heures où les personnes sont disponibles.

 

 

L'INTERCOMMUNALITE

 

Dans ce domaine, les personnes semblent mieux informées. Elles affirment à 92% connaître l'existence d'une structure intercommunale. De plus, elles sont 83% à en connaître le rôle.

L'intercommunalité est plus perçue comme une fonction de prestations plutôt que de solidarité intercommunale. Effectivement les personnes en attendent prioritairement une amélioration des services (78%) et l'amélioration des équipements sociaux (73%). Permettre de compenser les inégalités n'atteint que 44%.

 

 

LES INCIDENCES DE L'IMPLICATION ASSOCIATIVE

 

Moins critiques

 

Les personnes membres d'une association ont un regard moins critique sur les élus. En effet, les membres d'une association sont seulement 20% à affirmer que les élus sont éloignés de leurs préoccupations alors que les personnes non membres sont 34%. La différence est encore plus frappante quand il s'agit de la proposition des élus de participer à l'élaboration des projets. Les membres d'une association sont 22% à estimer que les élus leur proposent de participer à l'élaboration des projets alors que seulement 4% des personnes non membres d'une association se sentent inviter par les élus à cette participation.

Sur la perception de la commune, l'implication associative a aussi son influence puisque le fait de se sentir éloigné des décisions prises par les élus relève de 14% pour les personnes membres d'une association alors que pour les non membres on a 33%.

On observe à peu près le même type de phénomène pour ce qui est de la satisfaction des décisions prises par les élus mais dans des proportions moindres: les gens membres d'une association sont satisfaits, très satisfaits à 43% alors que les non membres le sont qu'à 30%. Le fait de ne pas être impliqué facilite-t-il la critique? Où y a-t-il imbrication entre la fonction associative et la fonction élective en particulier dans les petites communes?

 

Plus impliqués

 

On note une plus forte proportion de personnes participatives chez les membres d'associations. En effet, 51% d'entre eux ont participé à des débats publics alors que seulement 29% des personnes non membres d'une association y ont participé. Etre candidat aux élections municipales et assister aux réunions de conseil municipal se trouve aussi renforcée par l'implication associative.

 

Les personnes impliquées associativement ont une vision positive de la démocratie mais elles ne sont pas forcément d'accord avec les décisions prises. Leur implication révèle une envie d'être acteur de leur vie citoyenne.

 

 

Cette enquête nous a donc permis d'avoir des éléments de réponse sur la connaissance des familles de leur commune (perception des élus, services utilisés, instance participative, intercommunalité) ainsi que leur souhaits dans ces domaines. Par ailleurs, cette enquête nous a permis de révéler les effets de l'engagement associatif sur la perception et la participation à la vie de la commune.

 

 

Les résultats intégraux sont disponibles sur simple demande.

 

 

 

 

D'autres publications de l'observatoire régional de la famille sont disponibles sur simple demande:

-lettre n°1: Présentation de l'observatoire régional de la famille

-rapport intégral de l'enquête "les transports et déplacements en Alsace"

-lettre n°2: synthèse des résultats de l'enquête "les transports et les déplacements dans la région Alsace"

 

Thèmes retenus pour les enquêtes à venir:

-le logement

-l'autonomie des jeunes

-l'éducation

 

 

 

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