Résultats des enquêtes:

 

Ø    transport: Les transports et déplacements dans la région Alsace

Ø    commune: Vous et la vie de votre commune

Ø    multimédia: La famille et les nouveaux outils de communication: internet et le téléphone portable

Ø    jeunes: Autonomie des jeunes de 16 à 30 ans

Ø    éducation: L’éducation des enfants

Ø    logement: Vous et votre logement

Ø    précarité: La vulnérabilité dans la famille et A l’épreuve du chômage

Ø    frontière: Les pratiques transfrontalières des familles alsaciennes

Ø    loisirs des jeunes: Que font les 6-16 ans quand ils ne sont ni en famille ni à l’école?

 

 

‘‘Les Transports et les Déplacements dans la région Alsace’’

 


enquête réalisée entre octobre 1999 et avril 2000

 

octobre 2000

 

 

Les UDAF (Unions départementales des Associations Familiales) sont des associations de droit local reconnues d'utilité publique. Conformément à l'ordonnance du 3 mars 1945 et à la loi du 11 juillet 1975, les UDAF en relation avec l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) sont habilitées à donner leur avis aux pouvoirs publics sur les questions concernant les familles, à les représenter et à gérer tout service d'intérêt familial.

En 1999, les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont souhaité avec l'URAF (Union Régionale des Associations Familiales) mettre en place un Observatoire Régional de la Famille. L'Observatoire est un outil pour faire remonter les besoins des familles, et ceci afin de remplir au mieux la mission institutionnelle des UDAF : représenter les familles.




Les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ainsi que l'URAF ont élaboré avec l'INSEE Alsace un échantillon de 600 familles (300 pour le Bas-Rhin et 300 pour le Haut-Rhin) à interroger. Cet échantillon a pour caractéristique d'être représentatif de la population alsacienne. Aussi, il a fallu tenir compte d'un certain nombre de caractéristiques combinées entre elles comme, le type et la taille de la famille, la catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence et l'âge de cette personne.

Ces familles sont ventilées sur des secteurs géographiques prédéfinis par l'INSEE.

 

 

 

 

Les Transports et les Déplacements sont une des préoccupations de chacun dans sa vie quotidienne, aussi cette première enquête dont nous vous présentons les résultats a pour but de mieux connaître les pratiques et les opinions des familles alsaciennes sur leurs déplacements quotidiens et sur leurs modes de déplacements.

 

Les déplacements quotidiens concernent les déplacements que chaque membre de la famille effectue pour se rendre sur son lieu de travail, à l'école…ou pour faire ses courses.

Notre enquête ne traite pas des déplacements de loisirs des familles alsaciennes.

 

Les résultats de cette première enquête nous ont donné des éléments sur les pratiques de déplacements quotidiens des familles, les déplacements quotidiens en famille, le transport des enfants, les modes de déplacements utilisés et les appréciations des familles portées sur les transports.

 

 

Toutefois, il est à noter que nous n'avons pas réussi à réunir toutes les familles de notre panel. En effet sur les 300 familles que nous devions respectivement trouver dans chacun des deux départements alsaciens, seules 178 familles se sont portées volontaires pour le Bas-Rhin et 226 familles pour le Haut-Rhin.

 

Dans notre panel, nous avons des profils déficitaires. Il nous manque des personnes de référence dans les tranches d'âge "15-29 ans", "50 ans et plus", ainsi que dans les catégories socioprofessionnelles "ouvriers", "professions intermédiaires", "retraités, étudiants, inactifs" et des "familles avec couple sans enfant, jeunes sans enfant, personnes âgées sans enfant à domicile".

 

 

 

 

Les familles alsaciennes et les déplacements quotidiens

 

LES DISTANCES QUOTIDIENNES ET CATEGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES

 

Selon les catégories socioprofessionnelles des hommes et des femmes, les distances kilométriques parcourues dans la journée diffèrent.

 

La majorité des "retraités" hommes et femmes parcourent moins de 15 kilomètres dans la journée. Leurs déplacements sont des trajets de proximité notamment liés aux achats quotidiens.

 

En ce qui concerne les hommes, 32% des "ouvriers" et 32% des "employés" parcourent dans la journée une moyenne de 16 à 30 kilomètres. Pour ces catégories, au fur et à mesure que la distance augmente le nombre d'utilisateurs baisse. Ce qui fait penser que leur lieu de travail est certainement assez proche de leur domicile.

 

Pour la catégorie des professions intermédiaires (instituteurs et assimilés, techniciens, contremaîtres,…) ils sont 54,2% à parcourir moins de 30 kilomètres par jour, et 44% à parcourir entre 31 et 100 kilomètres. Les nécessités de travail leurs imposent des trajets plus longs.

 

Ce sont les hommes "cadres" qui parcourent les distances les plus longues, ils peuvent se déplacer au-delà de 240 kilomètres.

 

Les femmes parcourent moins de 15 kilomètres par jour et ceci quelque soit leur catégorie socioprofessionnelle.

 

DES TRAJETS VARIABLES ENTRE HOMMES ET FEMMES

 

Les hommes comme les femmes passent en moyenne 15 à 30 minutes dans leurs trajets quotidiens. Toutefois, les femmes ont des trajets plus courts (moins de 15 minutes) que les hommes, qu'elles travaillent ou non. On peut penser que les trajets des femmes sont plus courts parce qu'elles les effectuent pour l'essentiel dans le cadre de leurs obligations familiales (amener les enfants à l'école, faire les courses…).

 

 

DES TRAJETS LES PLUS COURTS POSSIBLES

 

Plus la distance parcourue est longue, moins les familles interrogées se déclarent "satisfaites".

 

Pour les femmes, lorsqu'elles parcourent une distance comprise entre 16 et 30 kilomètres, 26,8% d'entre elles sont encore "plutôt satisfaites" contre 30,4% qui ne sont "pas du tout satisfaites".

 

Les hommes parcourent des distances plus longues que les femmes. Lorsqu'ils parcourent 30 à 60 kilomètres, ils sont encore 41,3% à être "plutôt satisfaits" contre 24,2% de "pas du tout satisfaits".

 

LES APPRECIATIONS DES FAMILLES CONCERNANT LES DEPLACEMENTS QUOTIDIENS

 

Les femmes comme les hommes sont "plutôt satisfaits" voir "satisfaits" de la durée de leurs trajets quotidiens.

 

Pour le coût du trajet, là aussi ils sont "plutôt satisfaits" (enquête réalisée avant la hausse du carburant).

 

Les hommes et les femmes sont "très satisfaits" (56,8% et 59,3%) de la souplesse et de l'autonomie de leurs trajets. Cette satisfaction découle de l'usage de la voiture qui offre une liberté de mouvement.

En ce qui concerne la sécurité de leurs trajets, les femmes et les hommes en sont globalement "plutôt satisfaits".

 

Les femmes comme les hommes sont plus nombreux à être peu ou pas satisfaits de la pollution.

 

 

 

Les déplacements quotidiens en famille

 

 Les hommes et les femmes se déplacent en majorité "seul" et ceci toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Mais les femmes sont plus nombreuses que les hommes à se déplacer avec "certains ou tous leurs enfants".

 

Ce sont les hommes "ouvriers" (13%) et ceux appartenant aux "professions intermédiaires" (13,1%) qui se déplacent le plus souvent avec toute leur famille (conjoint et enfants). Les hommes cadres ne sont que 5% à se déplacer avec toute leur famille.

 

Les "étudiantes", les "inactives", les "mère au foyer" se déplacent pour 14% d'entre elles avec leur conjoint.

 

 

 

Le transport quotidien des enfants

 

Les enfants âgés de 5 ans et moins se déplacent souvent à pied (44,6%) et donc accompagnés d'une tierce personne. Les distances qu'ils parcourent sont courtes (déplacements pour les crèches, écoles de quartier…).

 

Les 6-10 ans sont 53,3% à se déplacer à pied et 20% le font à vélo. A cet âge ils ont acquis une certaine autonomie dans leurs déplacements.

 

Les 11-15 ans sont 31,9% à prendre le bus.

 

Quant aux 16-20 ans, ils utilisent fortement les moyens de transports collectifs. 31,5% utilisent le bus, et 12% le train. 16,9% de cette tranche d'âge utilisent la voiture comme moyen de locomotion. A partir de 16 ans on s'aperçoit qu'un certain nombre de jeunes pratiquent la conduite accompagnée. Entre 18 et 20 ans, ceux qui ont leur permis prennent la voiture pour se déplacer.

 

Les 21-25 ans se déplacent davantage en voiture (39,8%). Là aussi, la voiture permet une certaine autonomie lorsque l'on travaille ou lorsque l'on est étudiant.

 

DUREE DES DEPLACEMENTS ET ÂGE DES ENFANTS

 

Les enfants âgés de 5 ans et moins ont la durée de trajet la plus courte, moins de 15 minutes. Pour les 6-10 ans et les 11-15 ans la durée de déplacement est de 15 à 30 minutes. L'école, et le collège sont certainement relativement proches de leur domicile.

 

La tranche des 16-20 ans à quant à elle une durée de trajet comprise entre 15 et 60 minutes. Le lycée, l'université, l'école supérieure, ou leur lieu de travail sont relativement éloignés du domicile.

 

Les 21-25 ans ont des durées de déplacements variables. Les plus de 25 ans sont 37,5% à passer 60 à 75 minutes dans les trajets.

 

 

DISTANCE KILOMETRIQUE PARCOURUE DANS LA JOURNEE PAR LES ENFANTS SELON LEUR ÂGE

 

Les 5 ans et moins, les 6-10 ans, et 11-15 ans parcourent moins de 15 kilomètres par jour.

Les 16-20 ans parcourent pour la plupart moins de 30 kilomètres par jour.

 

Les 21-25 ans parcourent pour 38,5% d'entre eux moins de 15 kilomètres. Ils peuvent également parcourir jusqu'à 240 kilomètres.

 

C'est une classe d'âge qui parcoure plusieurs types de distance, que ce soit pour aller au travail, à l'université ou autre.

 

Les plus de 25 ans parcourent en moyenne de 31 à 60 kilomètres dans la journée.

 

 

L'INDICE DE SATISFACTION DES PARENTS CONCERNANT LES DEPLACEMENTS DE LEURS ENFANTS

 

Pour les enfants âgés de 5 ans et moins, les parents sont plus nombreux à être "satisfaits" et "très satisfaits" que peu ou pas satisfait de la durée du trajet quotidien de leurs enfants.

 

De 6 à 10 ans les parents sont par contre "très satisfaits" de la durée du trajet de leurs enfants (35,6% de "très satisfaits" contre 8,1% de "pas du tout satisfaits").

 

Pour les 11-15 ans, l'avis des parents est partagé. Il y a autant de "satisfaits" que de "pas satisfaits" (environ 32%), alors que pour les 16-20 ans il n'y a que 11,2% de "très satisfaits" contre 37,8% de "pas du tout satisfaits". Ceci peut s'expliquer par l'éloignement des lycées et universités du domicile et par la nécessité d'utiliser les transports en commun pour certains enfants.

 

31,5% des parents des 6-10 ans et 46,8% des 11-15 ans sont "très satisfaits" du coût du trajet de leurs enfants.

 

Pour les 16-20 ans, 48,1% des parents sont "peu satisfaits" du coût de leurs trajets, mais ils sont tout de même 40,9% à être "satisfaits".

 

Les parents des 6-10 ans, sont à 35,8% "très satisfaits" de l'autonomie/la souplesse de leurs déplacements.

 

Pour les 11-15 ans, 41,8% des parents sont "peu satisfaits" et 38,6% "plutôt satisfaits". Ces enfants sont à la fois autonomes pour des petits trajets et dépendants de leurs parents pour de plus grands déplacements.

 

Pour la tranche d'âge des 16-20 ans, les parents sont mitigés sur l'autonomie et la souplesse de leurs déplacements. Beaucoup de ces jeunes prennent les transports en commun.

 

En ce qui concerne la sécurité, les parents sont 35,3% à être "peu satisfaits" pour les déplacements de leurs enfants âgés de 16 à 20 ans. Nombreux sont ceux qui se déplacent en bus. Y aurait-il un lien avec le sentiment d'insécurité dans les transports collectifs ?

 

Ce même pourcentage d'insatisfaction se retrouve pour les 11-15 ans.

 

 

 

Les modes de déplacements utilisés

LES DIFFERENTS MODES DE DEPLACEMENT SELON LA CATEGORIE SOCIOPROFESSIONNELLE

 

La voiture est utilisée par toutes les catégories professionnelles. Ce sont les hommes cadres qui l'utilisent le plus (73,5%) et les retraités le moins (44,2%).

 

Les hommes qui prennent le plus souvent le bus et le train sont les "employés" (8% prennent le bus et 6,2% le train) et les "retraités" (8,4% prennent le bus et 5,3% le train). Les employés interrogés travaillent dans un secteur tertiaire basé pour l'essentiel dans les grandes et moyennes villes, d'où l'utilisation des transports collectifs pour se déplacer plus facilement et rapidement. Les retraités utilisent ces modes de transports certainement par confort.

 

Les femmes qui utilisent le "plus souvent" les transports collectifs sont les "retraitées" (6% d'entre elles prennent le train et 12% le bus).

 

Ce sont aussi les "étudiantes", les "inactives", les "mères au foyer" qui se déplacent le plus souvent à pied et à vélo (24,8% se déplacent à pied et 16% à vélo), ainsi que les hommes "retraités" (20% se déplacent à pied et 15,8% à vélo). Tous n'ont pas de véhicules et les femmes accompagnent certainement leurs enfants sur de petits trajets.

 

LES DIFFERENTS MODES DE DEPLACEMENT SELON LE SECTEUR DE RESIDENCE

 

Dans le Bas-Rhin comme dans le Haut-Rhin, la voiture est le moyen de locomotion le plus utilisé par les femmes et les hommes pour leurs déplacements quotidiens. Toutefois, on note que c'est dans le Haut-Rhin que la voiture est le plus fréquemment utilisée pour les déplacements quotidiens.

 

L'offre des transports publics faite aux usagers dans le département du Bas-Rhin est-elle plus avantageuse que dans le Haut-Rhin ?

 

Ce sont dans les agglomérations de Strasbourg-ville et Mulhouse que l'on prend davantage le bus.

 

 

Bien que peu utilisatrice,
des familles favorables aux transports collectifs.

 

Pour les déplacements courts, 88,9% des familles alsaciennes se déclarent "favorables" à se passer de la voiture. Pourtant, 90,49% des hommes et 89,14% des femmes utilisent ce moyen de locomotion pour leurs déplacements quotidiens.

 

70,8% des familles alsaciennes interrogées, sont prêtes à éviter l'usage de la voiture pour leurs déplacements courts s'il y a création de services et de commerces de proximité. 58,7% s'il y a multiplication des stations de transports collectif. 53,7% s'il y a création de services près des stations de transports collectifs.

 

70,8% des familles sont prêtes à se passer de leur voiture s'il y a multiplication des pistes cyclables.

Les familles interrogées sont très sensibles aux actions qui pourraient être menées en faveur de la sécurité des enfants pour aller à l'école, en bus ou à pied.

 

Pour les déplacements vers les grandes agglomérations, 86,4% de ces familles sont prêtes à utiliser les transports en commun si des stationnements sont possibles pour leur voiture en périphérie.

80,4% des familles sont également favorables aux dessertes en transports collectifs et aux connections train-bus, train-tram…dans leurs déplacements en milieu rural et périurbain.

 

Les familles ont émis des suggestions pour l'amélioration des transports. Elles souhaitent un développement des transports collectifs (bus, train) entre leur domicile et leur lieu de travail, une augmentation de la fréquence de la desserte périurbaine, des horaires mieux adaptés et plus souples ainsi que des prix plus attractifs et la création de parkings (voitures, vélos) autour des gares.

 

Si la majorité des familles alsaciennes interrogées sont "favorables au non usage de la voiture", il n'en demeure pas moins que l'usage de la voiture reste le moyen de transport dominant pour les déplacements quotidiens des familles.

 

Cette étude confirme que tout un travail de sensibilisation et d'éducation auprès des usagers alsaciens doit encore se développer, qu'il est nécessaire de leur faire prendre plus conscience des effets néfastes de l'automobile sur l'environnement et sur la qualité du cadre de vie, et que l'usage des moyens alternatifs à la voiture peut faciliter les déplacements quotidiens des usagers (sécurité, rapidité, éviter les embouteillages, tarification du titre de transport plus avantageuse que le prix du carburant...).

 

 

 

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‘‘Vous et la vie de votre commune’’

 

 

enquête réalisée de mars à juin 2001

 

 

 

Conformément à l'ordonnance du 3 mars 1945 et à la  loi du 11 juillet 1975, les UDAF en relation avec l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) sont habilitées à donner leur avis aux pouvoirs publics sur les questions concernant les familles, à les représenter et à gérer tout service d'intérêt familial.

En 1999, les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont souhaité avec l'URAF (Union Régionale des Associations familiales) mettre en place un Observatoire Régional de la Famille. L'Observatoire est un outil pour faire remonter les besoins des familles, et ceci afin de remplir au mieux la mission institutionnelles des UDAF: représenter les familles.

L'enquête précédente a été "les transports et les déplacements en Alsace". L'enquête en cours est "la famille et les nouveaux outils de communication: internet et le téléphone portable."

 

Les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ainsi que l'URAF ont élaboré avec l'INSEE Alsace un échantillon de 600 familles (300 pour le Bas-Rhin et 300 pour le Haut-Rhin) à interroger.

Cet échantillon a pour caractéristique d'être représentatif de la population alsacienne.

Aussi, il a fallu tenir compte d'un certain nombre de caractéristiques combinées entre elles comme, le type et la taille de la famille, la catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence et l'âge de référence et l'âge de cette personne. Le secteur géographique.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'enquête "Vous et la vie de votre commune" a eu pour objectif de mieux connaître les services proposés par les communes ainsi que les attentes des familles vis-à-vis des élus locaux et des actions et les instances participatives à mettre en œuvre.

 

Le faible taux de réponses (283 sur les 600 exigées) nous a imposé un traitement régional des résultats cette enquête. Les résultats sont indicatifs et non représentatifs.

 

Avant d'en arriver aux résultats, il semble important de donner une description des répondants car elle influence directement les résultats. De façon générale on note un manque de représentation du milieu urbain, des ouvriers et de la tranche d'âge des 15-29 ans. Par contre on note une surreprésentation du milieu rural, des employés et des cadres, professions intellectuelles supérieures et des personnes de la tranche d'âge 40-49 ans. Un élément important est que 75% des répondants sont membres d'une association.

 

 


LES FAMILLES ET LES SERVICES DE LA COMMUNE

 

La fréquentation des services

 

Les personnes utilisent la mairie quasi uniquement pour les démarches administratives (85%). Les autres services ne sont pas forcément identifiés ou utilisés: 18% pour le service de la vie sociale, 17% pour le service de la vie culturelle, 12% pour le service urbanisme et 8% pour le service sportif.

 

La satisfaction des familles

 

Les familles expriment une satisfaction générale à la fois au niveau de l'accueil (82%), des horaires d'ouverture (62%) et des services (66%).

Au niveau de l'accueil, les critères de satisfaction sont les qualités humaines et la compétence de la personne.

Au niveau des horaires d'ouverture, on note que la majorité des personnes insatisfaites sont les cadres et professions intellectuelles supérieures (18%). Les retraités sont majoritairement représentés parmi les personnes satisfaites (23%).

Bien que le chiffre concernant la satisfaction des services soit élevé (66%), il est à prendre avec précaution étant donné le faible nombre de personnes ayant fréquenté des services autres que le service administratif et de la surreprésentation du monde rural.

 

Une information insuffisante

 

Le manque d'information est mis en avant: seulement 24 % des familles trouvent l'information municipale suffisante.

Elle n'est jamais perçue comme inutile. Ce manque d'information est à mettre en corrélation avec les moyens de communications utilisés par les communes:

-62% utilisent le journal municipal qui ne paraît qu'une fois par an dans les petites communes.

-47% utilisent l'affichage qui demandent aux personnes d'avoir identifié les lieux d'affichage et de se déplacer.

Les tracts ne sont utilisés qu'à 12% alors que les "autres" moyens de communications (presse et télévision locale) s'élèvent à 23%. Internet quant à lui est utilisé par 14% des familles pour la recherche d'informations sur la vie de la commune.

Il y a donc une double réflexion à mener: sur les moyens de communication et sur leur efficacité.

 

 

LA PERCEPTION DES ELUS ET DE LA COMMUNE

 

La perception des élus

 

Les personnes perçoivent les élus de leur commune comme présents dans leur commune à 55%, à l'écoute 42%, rendant compte de leur travail à 32%, éloignés de leurs préoccupations à 23%, ne tenant pas compte de leur avis à 20%, proposant de participer à l'élaboration de projet 18%.

Pour ce qui est des décisions prises par les élus, 35% des personnes sont satisfaites, 39% plutôt satisfaites et 21% peu ou pas satisfaites alors qu'il n'y a que 5% de personnes insatisfaites.

 

La perception de la commune

 

Une grande majorité des personnes se sent intégrée dans leur commune (80%), en harmonie avec les décisions prises (32%) et seulement 19% éloignées de la politique menée par les élus, et ce quelle que soit la taille de la commune.

 

Incidence de la taille de la commune

 

Que ce soit pour ce qui est de la perception des élus ou de la satisfaction par rapport aux décisions prises, les communes de petite taille (moins de 3500 habitants) sont moins critiques. En effet, les critères positifs concernant les élus sont mis en avant de façon plus franche que dans les communes de grande taille.

De même le taux de satisfaction pour les décisions prises souffre de ce phénomène.

 

 

LES INSTANCES PARTICIPATIVES

 

Une existence limitée des structures de concertation

 

Les modes de concertation habituels tels que les débats publics et les séances du conseil municipal sont identifiés mais pas forcément utilisés par les familles.

Quant au mode de concertation spécifique (structure d'information et de débat, conseil municipal des jeunes, conseil consultatif des étrangers, centres communaux d'action sociale) les personnes n'en connaissent pas forcément l'existence, soit parce qu'effectivement ces instances ne sont pas mises en place dans la commune soit parce que les gens ne sont pas informés de leur existence. Un exemple, les centres communaux d'action sociale ne sont connus que par 55% des familles alors qu'ils existent de droit dans toutes les communes.

Les autres structures (structure d'information et de débat sur les projets concernant les habitants, conseil de quartier, conseil municipal des jeunes et conseil consultatif des étrangers) sont effectivement faiblement représentées.

 

Souhaits

 

Cependant, les familles sont sensibles à l'intérêt de telles structures. Elles estiment que ces structures devraient permettre d'être à la fois mieux informés (64%) et aussi de pouvoir s'exprimer et être entendus (68%). La simple mise en place de ces structures ne sera pas suffisante pour impliquer les personnes.

En effet, il faut tenir compte des motifs qui jusqu'à présent sont mis en avant pour justifier la non participation.

Les sujets de préoccupation des personnes sont par ordre décroissant:

-les services aux habitants 66%

-l'éducation 47%

-l'action sociale 44%

-la sécurité 41%

 

Les motifs de non participation

 

Les arguments avancés le plus fréquemment sont le manque de temps (35%), la mauvaise circulation de l'information sur les lieux et les dates (33%), les personnes se sentent incompétentes (14%) et 14% ne souhaitent pas s'impliquer. Il faudrait donc redonner confiance aux personnes et organiser les rencontres à des heures où les personnes sont disponibles.

 

 

L'INTERCOMMUNALITE

 

Dans ce domaine, les personnes semblent mieux informées. Elles affirment à 92% connaître l'existence d'une structure intercommunale. De plus, elles sont 83% à en connaître le rôle.

L'intercommunalité est plus perçue comme une fonction de prestations plutôt que de solidarité intercommunale. Effectivement les personnes en attendent prioritairement une amélioration des services (78%) et l'amélioration des équipements sociaux (73%). Permettre de compenser les inégalités n'atteint que 44%.

 

 

LES INCIDENCES DE L'IMPLICATION ASSOCIATIVE

 

Moins critiques

 

Les personnes membres d'une association ont un regard moins critique sur les élus. En effet, les membres d'une association sont seulement 20% à affirmer que les élus sont éloignés de leurs préoccupations alors que les personnes non membres sont 34%. La différence est encore plus frappante quand il s'agit de la proposition des élus de participer à l'élaboration des projets. Les membres d'une association sont 22% à estimer que les élus leur proposent de participer à l'élaboration des projets alors que seulement 4% des personnes non membres d'une association se sentent inviter par les élus à cette participation.

Sur la perception de la commune, l'implication associative a aussi son influence puisque le fait de se sentir éloigné des décisions prises par les élus relève de 14% pour les personnes membres d'une association alors que pour les non membres on a 33%.

On observe à peu près le même type de phénomène pour ce qui est de la satisfaction des décisions prises par les élus mais dans des proportions moindres: les gens membres d'une association sont satisfaits, très satisfaits à 43% alors que les non membres le sont qu'à 30%. Le fait de ne pas être impliqué facilite-t-il la critique? Où y a-t-il imbrication entre la fonction associative et la fonction élective en particulier dans les petites communes?

 

Plus impliqués

 

On note une plus forte proportion de personnes participatives chez les membres d'associations. En effet, 51% d'entre eux ont participé à des débats publics alors que seulement 29% des personnes non membres d'une association y ont participé. Etre candidat aux élections municipales et assister aux réunions de conseil municipal se trouve aussi renforcée par l'implication associative.

 

Les personnes impliquées associativement ont une vision positive de la démocratie mais elles ne sont pas forcément d'accord avec les décisions prises. Leur implication révèle une envie d'être acteur de leur vie citoyenne.

 

 

Cette enquête nous a donc permis d'avoir des éléments de réponse sur la connaissance des familles de leur commune (perception des élus, services utilisés, instance participative, intercommunalité) ainsi que leur souhaits dans ces domaines. Par ailleurs, cette enquête nous a permis de révéler les effets de l'engagement associatif sur la perception et la participation à la vie de la commune.

 

 

Les résultats intégraux sont disponibles sur simple demande.

 

 

 

 

D'autres publications de l'observatoire régional de la famille sont disponibles sur simple demande:

-lettre n°1: Présentation de l'observatoire régional de la famille

-rapport intégral de l'enquête "les transports et déplacements en Alsace"

-lettre n°2: synthèse des résultats de l'enquête "les transports et les déplacements dans la région Alsace"

 

Thèmes retenus pour les enquêtes à venir:

-le logement

-l'autonomie des jeunes

-l'éducation

 

 

 

 

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‘‘LA FAMILLE ET LES NOUVEAUX OUTILS DE COMMUNICATION : INTERNET ET LE TELEPHONE PORTABLE’’

 

 

enquête réalisée de

février à juin 2002

 

 

avril 2003

 

 

Union Départementale

des Associations Familiales

Du Bas-Rhin

 

 

Union Départementale

des Associations Familiales

Du Haut-Rhin

 

 

Union Régionale

des Associations Familiales

 

 

 

En partenariat avec les Caisses d’Allocations Familiales du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et la Mutualité Sociale Agricole Alsace

 

 

 

 

 

 

Union Départementale des Association Familiales du Bas-Rhin

19-21 rue du Faubourg National - BP 70062

67067 Strasbourg Cedex

Tél. : 03 88 52 89 89

Fax. : 03 88 75 72 24

Site Internet : www.udaf67.com

 

 

Contact Isabelle Stoffel

Mail : istoffel@udaf67.unaf.fr

 

 

 

 

            Les UDAF (Unions départementales des Associations Familiales) sont des associations de droit local reconnue d'utilité publique. Conformément à l'ordonnance du 3 mars 1945 et à la loi du 11 juillet 1975, les UDAF en relation avec l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) sont habilitées à donner leur avis aux pouvoirs publics sur les questions concernant les familles, à les représenter et à gérer tout service d'intérêt familial.

En 1999, les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont souhaité avec l'URAF (Union Régionale des Associations Familiales) mettre en place un Observatoire Régional de la Famille. L'Observatoire est un outil qui œuvre dans le sens de la politique familiale: faire remonter les besoins des familles et ceci afin de remplir au mieux la mission institutionnelle des UDAF : représenter les familles.

 

            Les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ainsi que l'URAF ont travaillé en collaboration avec l'INSEE Alsace qui a élaboré un échantillon de 600 familles (300 pour le Bas-Rhin et 300 pour le Haut-Rhin). L'INSEE s'est appuyé sur le recensement de la population datant de 1990 pour élaborer notre panel. Cet échantillon a pour caractéristique d'être représentatif de la population alsacienne. Aussi, il a fallu tenir compte d'un certain nombre de caractéristiques combinées entre elles comme, le type et la taille de la famille (familles monoparentales ou non, familles avec couple marié ou non, sans enfant, un enfant, deux enfants, trois enfants et plus), la catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence et l'âge de cette personne.

      

            L'enquête "la famille et les nouveaux outils de communication: Internet et le téléphone portable" a plusieurs objectifs. Il s'agit :

- de mieux connaître la perception d'Internet et du téléphone portable

- de mieux connaître l'utilisation d'Internet et du téléphone portable

- et d'évaluer les conséquences sur la vie familiale.

 

            Par rapport au panel initial, le nombre de réponses est insuffisant. Certaines familles sont sous représentées ou sur représentées. Au total, seules 209 familles pour le Bas-Rhin et 150 familles pour le Haut-Rhin ont répondu. Cette troisième enquête ne peut alors pas prétendre avoir une valeur scientifique. Elle donne des résultats à titre indicatif.

Aussi, il ne nous a pas été possible de faire certains croisements ou d'exploiter certaines questions de notre enquête.

 

 

 

QUELS USAGES ONT LES FAMILLES D’INTERNET ET DU TELEPHONE PORTABLE

 

 

Internet et le téléphone portable : un moyen de communication encore élitiste

 

            Selon notre enquête, 41 % des familles alsaciennes utilisent Internet et le téléphone portable, 14 % seulement Internet, 28 % seulement un téléphone portable et 17 % ni l’un, ni l’autre.

           

            Un profil type de ces utilisateurs, bien que moins marqué pour le téléphone portable se dégage. Toutes choses égales par ailleurs, les utilisateurs sont principalement jeunes (âgées de moins de 30 ans), appartiennent à la catégorie socioprofessionnelle des cadres et ont deux enfants.

 

 

INTERNET

 

 

Les familles se connectent à Internet de leur domicile

 

            Plus de 80 % des parents et des enfants se connectent à Internet à domicile. 52 % des pères ont accès à Internet au travail contre 35 % des mères. 40 % des enfants utilisent Internet à l’école.

            Seulement 2 % des adultes et 7 % des enfants se connectent ailleurs.  Ce pourcentage passe à 30, pour les enfants habitant dans la ville de Strasbourg.

 

Les raisons de se connecter à Internet sont avant tout personnelles

 

            84 % des familles se connectent à Internet pour des raisons personnelles, 56 % pour des raisons professionnelles, 41 % pour les loisirs des enfants, 34 % pour des raisons associatives et pour la scolarité des enfants.

 

Une utilisation différenciée entre les adultes et les enfants

 

            Les familles se connectent à Internet pour avoir accès à l’information (72% des adultes et 53% des enfants), pour rechercher des informations diverses (69% des adultes et 57% des enfants), pour les contacts avec la famille et les amis (68% des adultes et 57% des enfants), et enfin pour des activités professionnelles (53%).

            Hormis pour surfer sur les forums de discussion (7% des adultes et 30% des enfants) et pour l’éducation et la formation (23% des adultes et 41% des enfants), les adultes utilisent proportionnellement plus Internet que les enfants.

 

Les familles alsaciennes ne sont pas des grandes consommatrices d’Internet

 

            Que ce soit la personne de référence, le conjoint ou les enfants, les temps mensuels de communications sont courts. Environ 52 % des adultes et 43 % des enfants sont connectés à Internet moins de 5 heures par mois et 20 % entre 5 et 10 heures. Seuls les cadres semblent surfer plus longtemps puisque 30 % estiment leur temps de connexion supérieur à 20 heures.

 

 

LE TELEPHONE PORTABLE

 

 

Les enfants, les rois des messages écrits

 

            Les adultes utilisent principalement leur téléphone pour des appels d’ordre privé (81 % des pères et 92 % des mères) et pour leur travail (51 % des pères et 22 % des mères).

            Quant aux enfants, si 83 % disposent d’un téléphone pour des appels privés, 70 % communiquent également avec des messages écrits.

 

Le téléphone portable, un moyen d’être toujours joignable

 

            71 % des personnes interrogés ont acheté un téléphone pour être joignable à tout moment. Ce pourcentage varie de manière décroissante en fonction de l’âge. 60 % des utilisateurs d’un téléphone portable justifient leur achat en disant pouvoir communiquer à tout moment avec la famille.

            Seulement 5 % des personnes disposent d’un téléphone portable car ils n’ont pas de téléphone fixe.

           

La moitié des alsaciens ne passent pas plus d’une heure par mois au téléphone

           

            La moitié des adultes ont répondu téléphoner moins d’une heures et 28 % moins de deux heures par mois.