Résultats des enquêtes:
Ø transport: Les transports et déplacements dans la région Alsace
Ø commune: Vous et la vie de votre commune
Ø multimédia: La famille et les nouveaux outils de communication: internet et le téléphone portable
Ø jeunes: Autonomie des jeunes de 16 à 30 ans
Ø éducation: L’éducation des enfants
Ø logement: Vous et votre logement
Ø précarité: La vulnérabilité dans la famille et A l’épreuve du chômage
Ø frontière: Les pratiques transfrontalières des familles alsaciennes
Ø loisirs des jeunes: Que font les 6-16 ans quand ils ne sont ni en famille ni à l’école?
‘‘Les Transports et les Déplacements dans la région
Alsace’’
enquête
réalisée entre octobre 1999 et avril 2000
octobre 2000
Les
UDAF (Unions départementales des Associations Familiales) sont des associations
de droit local reconnues d'utilité publique. Conformément à l'ordonnance du 3
mars 1945 et à la loi du 11 juillet 1975, les UDAF en relation avec l'UNAF
(Union Nationale des Associations Familiales) sont habilitées à donner leur
avis aux pouvoirs publics sur les questions concernant les familles, à les
représenter et à gérer tout service d'intérêt familial.
En
1999, les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont souhaité avec l'URAF (Union
Régionale des Associations Familiales) mettre en place un Observatoire Régional de la Famille. L'Observatoire est un outil
pour faire remonter les besoins des familles, et ceci afin de remplir au mieux
la mission institutionnelle des UDAF : représenter
les familles.
|
Ces
familles sont ventilées sur des secteurs géographiques prédéfinis par
l'INSEE. |
Les
Transports et les Déplacements sont une des préoccupations de chacun dans sa
vie quotidienne, aussi cette première enquête dont nous vous présentons les
résultats a pour but de mieux connaître les pratiques et les opinions des
familles alsaciennes sur leurs déplacements quotidiens et sur leurs modes de
déplacements.
Les déplacements quotidiens concernent
les déplacements que chaque membre de la famille effectue pour se rendre sur
son lieu de travail, à l'école…ou pour faire ses courses.
Notre enquête ne traite pas des
déplacements de loisirs des familles alsaciennes.
Les
résultats de cette première enquête nous ont donné des éléments sur les
pratiques de déplacements quotidiens des familles, les déplacements quotidiens
en famille, le transport des enfants, les modes de déplacements utilisés et les
appréciations des familles portées sur les transports.
Toutefois,
il est à noter que nous n'avons pas réussi à réunir toutes les familles de
notre panel. En effet sur les 300 familles que nous devions respectivement
trouver dans chacun des deux départements alsaciens, seules 178 familles se
sont portées volontaires pour le Bas-Rhin et 226 familles pour le Haut-Rhin.
Dans
notre panel, nous avons des profils déficitaires. Il nous manque des personnes
de référence dans les tranches d'âge "15-29 ans", "50 ans et
plus", ainsi que dans les catégories socioprofessionnelles
"ouvriers", "professions intermédiaires", "retraités,
étudiants, inactifs" et des "familles avec couple sans enfant, jeunes
sans enfant, personnes âgées sans enfant à domicile".
Les familles alsaciennes et les déplacements quotidiens
Selon
les catégories socioprofessionnelles des hommes et des femmes, les distances
kilométriques parcourues dans la journée diffèrent.
La
majorité des "retraités" hommes et femmes parcourent moins de 15
kilomètres dans la journée. Leurs déplacements sont des trajets de proximité
notamment liés aux achats quotidiens.
En
ce qui concerne les hommes, 32% des "ouvriers" et 32% des
"employés" parcourent dans la journée une moyenne de 16 à 30
kilomètres. Pour ces catégories, au fur et à mesure que la distance augmente le
nombre d'utilisateurs baisse. Ce qui fait penser que leur lieu de travail est
certainement assez proche de leur domicile.
Pour
la catégorie des professions intermédiaires (instituteurs et assimilés,
techniciens, contremaîtres,…) ils sont 54,2% à parcourir moins de 30 kilomètres
par jour, et 44% à parcourir entre 31 et 100 kilomètres. Les nécessités de
travail leurs imposent des trajets plus longs.
Ce
sont les hommes "cadres" qui parcourent les distances les plus
longues, ils peuvent se déplacer au-delà de 240 kilomètres.
Les
femmes parcourent moins de 15 kilomètres par jour et ceci quelque soit leur
catégorie socioprofessionnelle.
DES
TRAJETS VARIABLES ENTRE HOMMES ET FEMMES
Les
hommes comme les femmes passent en moyenne 15 à 30 minutes dans leurs trajets
quotidiens. Toutefois, les femmes ont des trajets plus courts (moins de 15
minutes) que les hommes, qu'elles travaillent ou non. On peut penser que les
trajets des femmes sont plus courts parce qu'elles les effectuent pour
l'essentiel dans le cadre de leurs obligations familiales (amener les enfants à
l'école, faire les courses…).
DES
TRAJETS LES PLUS COURTS POSSIBLES
Plus
la distance parcourue est longue, moins les familles interrogées se déclarent
"satisfaites".
Pour
les femmes, lorsqu'elles parcourent une distance comprise entre 16 et 30
kilomètres, 26,8% d'entre elles sont encore "plutôt satisfaites"
contre 30,4% qui ne sont "pas du tout satisfaites".
Les
hommes parcourent des distances plus longues que les femmes. Lorsqu'ils
parcourent 30 à 60 kilomètres, ils sont encore 41,3% à être "plutôt
satisfaits" contre 24,2% de "pas du tout satisfaits".
LES
APPRECIATIONS DES FAMILLES CONCERNANT LES DEPLACEMENTS QUOTIDIENS
Les
femmes comme les hommes sont "plutôt satisfaits" voir
"satisfaits" de la durée de leurs trajets quotidiens.
Pour
le coût du trajet, là aussi ils sont
"plutôt satisfaits" (enquête
réalisée avant la hausse du carburant).
Les
hommes et les femmes sont "très satisfaits" (56,8% et 59,3%) de la souplesse et de l'autonomie de leurs
trajets. Cette satisfaction découle de l'usage de la voiture qui offre une
liberté de mouvement.
En
ce qui concerne la sécurité de leurs trajets, les femmes
et les hommes en sont globalement "plutôt satisfaits".
Les
femmes comme les hommes sont plus nombreux à être peu ou pas satisfaits de la pollution.
Les déplacements quotidiens en famille
Les hommes et les femmes se déplacent en
majorité "seul" et ceci toutes catégories socioprofessionnelles
confondues. Mais les femmes sont plus nombreuses que les hommes à se déplacer
avec "certains ou tous leurs enfants".
Ce
sont les hommes "ouvriers" (13%) et ceux appartenant aux
"professions intermédiaires" (13,1%) qui se déplacent le plus souvent
avec toute leur famille (conjoint et enfants). Les hommes cadres ne sont que 5%
à se déplacer avec toute leur famille.
Les
"étudiantes", les "inactives", les "mère au
foyer" se déplacent pour 14% d'entre elles avec leur conjoint.
Le transport quotidien des enfants
Les
enfants âgés de 5 ans et moins se déplacent souvent à pied (44,6%) et donc
accompagnés d'une tierce personne. Les distances qu'ils parcourent sont courtes
(déplacements pour les crèches, écoles de quartier…).
Les
6-10 ans sont 53,3% à se déplacer à pied et 20% le font à vélo. A cet âge ils
ont acquis une certaine autonomie dans leurs déplacements.
Les
11-15 ans sont 31,9% à prendre le bus.
Quant
aux 16-20 ans, ils utilisent fortement les moyens de transports collectifs.
31,5% utilisent le bus, et 12% le train. 16,9% de cette tranche d'âge utilisent
la voiture comme moyen de locomotion. A partir de 16 ans on s'aperçoit qu'un
certain nombre de jeunes pratiquent la conduite accompagnée. Entre 18 et 20
ans, ceux qui ont leur permis prennent la voiture pour se déplacer.
Les
21-25 ans se déplacent davantage en voiture (39,8%). Là aussi, la voiture
permet une certaine autonomie lorsque l'on travaille ou lorsque l'on est
étudiant.
DUREE
DES DEPLACEMENTS ET ÂGE DES ENFANTS
Les
enfants âgés de 5 ans et moins ont la durée de trajet la plus courte, moins de
15 minutes. Pour les 6-10 ans et les 11-15 ans la durée de déplacement est de
15 à 30 minutes. L'école, et le collège sont certainement relativement proches
de leur domicile.
La
tranche des 16-20 ans à quant à elle une durée de trajet comprise entre 15 et
60 minutes. Le lycée, l'université, l'école supérieure, ou leur lieu de travail
sont relativement éloignés du domicile.
Les
21-25 ans ont des durées de déplacements variables. Les plus de 25 ans sont
37,5% à passer 60 à 75 minutes dans les trajets.
DISTANCE
KILOMETRIQUE PARCOURUE DANS LA JOURNEE PAR LES ENFANTS SELON LEUR ÂGE
Les
5 ans et moins, les 6-10 ans, et 11-15 ans parcourent moins de 15 kilomètres
par jour.
Les
16-20 ans parcourent pour la plupart moins de 30 kilomètres par jour.
Les
21-25 ans parcourent pour 38,5% d'entre eux moins de 15 kilomètres. Ils peuvent
également parcourir jusqu'à 240 kilomètres.
C'est
une classe d'âge qui parcoure plusieurs types de distance, que ce soit pour
aller au travail, à l'université ou autre.
Les
plus de 25 ans parcourent en moyenne de 31 à 60 kilomètres dans la journée.
L'INDICE
DE SATISFACTION DES PARENTS CONCERNANT LES DEPLACEMENTS DE LEURS ENFANTS
Pour
les enfants âgés de 5 ans et moins, les parents sont plus nombreux à être
"satisfaits" et "très satisfaits" que peu ou pas satisfait
de la durée du trajet quotidien de
leurs enfants.
De
6 à 10 ans les parents sont par contre "très satisfaits" de la durée
du trajet de leurs enfants (35,6% de "très satisfaits" contre 8,1% de
"pas du tout satisfaits").
Pour
les 11-15 ans, l'avis des parents est partagé. Il y a autant de
"satisfaits" que de "pas satisfaits" (environ 32%), alors
que pour les 16-20 ans il n'y a que 11,2% de "très satisfaits" contre
37,8% de "pas du tout satisfaits". Ceci peut s'expliquer par
l'éloignement des lycées et universités du domicile et par la nécessité
d'utiliser les transports en commun pour certains enfants.
31,5%
des parents des 6-10 ans et 46,8% des 11-15 ans sont "très
satisfaits" du coût du trajet de leurs enfants.
Pour
les 16-20 ans, 48,1% des parents sont "peu satisfaits" du coût de
leurs trajets, mais ils sont tout de même 40,9% à être "satisfaits".
Les
parents des 6-10 ans, sont à 35,8% "très satisfaits" de l'autonomie/la souplesse de leurs
déplacements.
Pour
les 11-15 ans, 41,8% des parents sont "peu satisfaits" et 38,6%
"plutôt satisfaits". Ces enfants sont à la fois autonomes pour des
petits trajets et dépendants de leurs parents pour de plus grands déplacements.
Pour
la tranche d'âge des 16-20 ans, les parents sont mitigés sur l'autonomie et la souplesse de leurs
déplacements. Beaucoup de ces jeunes prennent les transports en commun.
En
ce qui concerne la sécurité, les
parents sont 35,3% à être "peu satisfaits" pour les déplacements de
leurs enfants âgés de 16 à 20 ans. Nombreux sont ceux qui se déplacent en bus.
Y aurait-il un lien avec le sentiment d'insécurité dans les transports
collectifs ?
Ce
même pourcentage d'insatisfaction se retrouve pour les 11-15 ans.
Les modes de déplacements utilisés
La
voiture est utilisée par toutes les catégories professionnelles. Ce sont les
hommes cadres qui l'utilisent le plus (73,5%) et les retraités le moins
(44,2%).
Les
hommes qui prennent le plus souvent le bus et le train sont les
"employés" (8% prennent le bus et 6,2% le train) et les
"retraités" (8,4% prennent le bus et 5,3% le train). Les employés
interrogés travaillent dans un secteur tertiaire basé pour l'essentiel dans les
grandes et moyennes villes, d'où l'utilisation des transports collectifs pour
se déplacer plus facilement et rapidement. Les retraités utilisent ces modes de
transports certainement par confort.
Les
femmes qui utilisent le "plus souvent" les transports collectifs sont
les "retraitées" (6% d'entre elles prennent le train et 12% le bus).
Ce
sont aussi les "étudiantes", les "inactives", les
"mères au foyer" qui se déplacent le plus souvent à pied et à vélo
(24,8% se déplacent à pied et 16% à vélo), ainsi que les hommes
"retraités" (20% se déplacent à pied et 15,8% à vélo). Tous n'ont pas
de véhicules et les femmes accompagnent certainement leurs enfants sur de
petits trajets.
LES
DIFFERENTS MODES DE DEPLACEMENT SELON LE SECTEUR DE RESIDENCE
Dans
le Bas-Rhin comme dans le Haut-Rhin, la voiture est le moyen de locomotion le
plus utilisé par les femmes et les hommes pour leurs déplacements quotidiens.
Toutefois, on note que c'est dans le Haut-Rhin que la voiture est le plus
fréquemment utilisée pour les déplacements quotidiens.
L'offre
des transports publics faite aux usagers dans le département du Bas-Rhin
est-elle plus avantageuse que dans le Haut-Rhin ?
Ce
sont dans les agglomérations de Strasbourg-ville et Mulhouse que l'on prend
davantage le bus.
Bien que peu utilisatrice,
des familles favorables aux transports collectifs.
Pour
les déplacements courts, 88,9% des familles alsaciennes se déclarent
"favorables" à se passer de la voiture. Pourtant, 90,49% des hommes et 89,14% des femmes utilisent ce moyen de
locomotion pour leurs déplacements quotidiens.
70,8%
des familles alsaciennes interrogées, sont prêtes à éviter l'usage de la
voiture pour leurs déplacements courts s'il y a création de services et de
commerces de proximité. 58,7% s'il y a multiplication des stations de
transports collectif. 53,7% s'il y a création de services près des stations de
transports collectifs.
70,8%
des familles sont prêtes à se passer de leur voiture s'il y a multiplication
des pistes cyclables.
Les
familles interrogées sont très sensibles aux actions qui pourraient être menées
en faveur de la sécurité des enfants pour aller à l'école, en bus ou à pied.
Pour
les déplacements vers les grandes agglomérations, 86,4% de ces familles sont
prêtes à utiliser les transports en commun si des stationnements sont possibles
pour leur voiture en périphérie.
80,4%
des familles sont également favorables aux dessertes en transports collectifs
et aux connections train-bus, train-tram…dans leurs déplacements en milieu
rural et périurbain.
Les
familles ont émis des suggestions pour l'amélioration des transports. Elles
souhaitent un développement des transports collectifs (bus, train) entre leur
domicile et leur lieu de travail, une augmentation de la fréquence de la
desserte périurbaine, des horaires mieux adaptés et plus souples ainsi que des
prix plus attractifs et la création de parkings (voitures, vélos) autour des
gares.
Si
la majorité des familles alsaciennes interrogées sont "favorables au non usage de la voiture", il n'en demeure
pas moins que l'usage de la voiture reste le moyen de transport dominant pour
les déplacements quotidiens des familles.
Cette
étude confirme que tout un travail de sensibilisation et d'éducation auprès des
usagers alsaciens doit encore se développer, qu'il est nécessaire de leur faire
prendre plus conscience des effets néfastes de l'automobile sur l'environnement
et sur la qualité du cadre de vie, et que l'usage des moyens alternatifs à la
voiture peut faciliter les déplacements quotidiens des usagers (sécurité,
rapidité, éviter les embouteillages, tarification du titre de transport plus
avantageuse que le prix du carburant...).
‘‘Vous et la vie de votre commune’’
Conformément
à l'ordonnance du 3 mars 1945 et à la loi
du 11 juillet 1975, les UDAF en relation avec l'UNAF (Union Nationale des
Associations Familiales) sont habilitées à donner leur avis aux pouvoirs
publics sur les questions concernant les familles, à les représenter et à gérer
tout service d'intérêt familial.
En
1999, les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont souhaité avec l'URAF (Union
Régionale des Associations familiales) mettre en place un Observatoire Régional
de la Famille. L'Observatoire est un outil pour faire remonter les besoins des
familles, et ceci afin de remplir au mieux la mission institutionnelles des
UDAF: représenter les familles.
L'enquête
précédente a été "les transports et les déplacements en Alsace".
L'enquête en cours est "la famille et les nouveaux outils de
communication: internet et le téléphone portable."
Les UDAF du Bas-Rhin et
du Haut-Rhin ainsi que l'URAF ont élaboré avec l'INSEE Alsace un
échantillon de 600 familles (300 pour le Bas-Rhin et 300 pour le Haut-Rhin)
à interroger. Cet échantillon a pour
caractéristique d'être représentatif de la population alsacienne. Aussi, il a fallu tenir
compte d'un certain nombre de caractéristiques combinées entre elles comme,
le type et la taille de la famille, la catégorie socioprofessionnelle de la
personne de référence et l'âge de référence et l'âge de cette personne. Le
secteur géographique.
L'enquête
"Vous et la vie de votre commune" a eu pour objectif de mieux
connaître les services proposés par les communes ainsi que les attentes des
familles vis-à-vis des élus locaux et des actions et les instances participatives
à mettre en œuvre.
Le
faible taux de réponses (283 sur les 600 exigées) nous a imposé un traitement
régional des résultats cette enquête. Les résultats sont indicatifs et non
représentatifs.
Avant
d'en arriver aux résultats, il semble important de donner une description des
répondants car elle influence directement les résultats. De façon générale on
note un manque de représentation du milieu urbain, des ouvriers et de la
tranche d'âge des 15-29 ans. Par contre on note une surreprésentation du milieu
rural, des employés et des cadres, professions intellectuelles supérieures et
des personnes de la tranche d'âge 40-49 ans. Un élément important est que 75%
des répondants sont membres d'une association.
LES FAMILLES ET LES SERVICES DE LA COMMUNE
Les personnes utilisent la mairie quasi uniquement
pour les démarches administratives (85%). Les autres services ne sont pas
forcément identifiés ou utilisés: 18% pour le service de la vie sociale, 17%
pour le service de la vie culturelle, 12% pour le service urbanisme et 8% pour
le service sportif.
Les familles expriment une satisfaction générale à
la fois au niveau de l'accueil (82%), des horaires d'ouverture (62%) et des
services (66%).
Au niveau de l'accueil, les critères de satisfaction
sont les qualités humaines et la compétence de la personne.
Au niveau des horaires d'ouverture, on note que la
majorité des personnes insatisfaites sont les cadres et professions
intellectuelles supérieures (18%). Les retraités sont majoritairement
représentés parmi les personnes satisfaites (23%).
Bien que le chiffre concernant la satisfaction des
services soit élevé (66%), il est à prendre avec précaution étant donné le
faible nombre de personnes ayant fréquenté des services autres que le service
administratif et de la surreprésentation du monde rural.
Le manque d'information est mis en avant: seulement
24 % des familles trouvent l'information municipale suffisante.
Elle n'est jamais perçue comme inutile. Ce manque
d'information est à mettre en corrélation avec les moyens de communications
utilisés par les communes:
-62% utilisent le journal municipal qui ne paraît
qu'une fois par an dans les petites communes.
-47% utilisent l'affichage qui demandent aux
personnes d'avoir identifié les lieux d'affichage et de se déplacer.
Les tracts ne sont utilisés qu'à 12% alors que les
"autres" moyens de communications (presse et télévision locale)
s'élèvent à 23%. Internet quant à lui est utilisé par 14% des familles pour la
recherche d'informations sur la vie de la commune.
Il y a donc une double réflexion à mener: sur les
moyens de communication et sur leur efficacité.
LA PERCEPTION DES ELUS ET DE LA COMMUNE
Les personnes perçoivent les élus de leur commune
comme présents dans leur commune à 55%, à l'écoute 42%, rendant compte de leur
travail à 32%, éloignés de leurs préoccupations à 23%, ne tenant pas compte de
leur avis à 20%, proposant de participer à l'élaboration de projet 18%.
Pour ce qui est des décisions prises par les élus,
35% des personnes sont satisfaites, 39% plutôt satisfaites et 21% peu ou pas
satisfaites alors qu'il n'y a que 5% de personnes insatisfaites.
Une grande majorité des personnes se sent intégrée
dans leur commune (80%), en harmonie avec les décisions prises (32%) et
seulement 19% éloignées de la politique menée par les élus, et ce quelle que
soit la taille de la commune.
Que ce soit pour ce qui est de la perception des
élus ou de la satisfaction par rapport aux décisions prises, les communes de
petite taille (moins de 3500 habitants) sont moins critiques. En effet, les
critères positifs concernant les élus sont mis en avant de façon plus franche
que dans les communes de grande taille.
De même le taux de satisfaction pour les décisions
prises souffre de ce phénomène.
LES INSTANCES PARTICIPATIVES
Les modes de concertation habituels tels que les
débats publics et les séances du conseil municipal sont identifiés mais pas
forcément utilisés par les familles.
Quant au mode de concertation spécifique (structure
d'information et de débat, conseil municipal des jeunes, conseil consultatif
des étrangers, centres communaux d'action sociale) les personnes n'en
connaissent pas forcément l'existence, soit parce qu'effectivement ces
instances ne sont pas mises en place dans la commune soit parce que les gens ne
sont pas informés de leur existence. Un exemple, les centres communaux d'action
sociale ne sont connus que par 55% des familles alors qu'ils existent de droit
dans toutes les communes.
Les autres structures (structure d'information et de
débat sur les projets concernant les habitants, conseil de quartier, conseil
municipal des jeunes et conseil consultatif des étrangers) sont effectivement
faiblement représentées.
Cependant, les familles sont sensibles à l'intérêt
de telles structures. Elles estiment que ces structures devraient permettre
d'être à la fois mieux informés (64%) et aussi de pouvoir s'exprimer et être
entendus (68%). La simple mise en place de ces structures ne sera pas
suffisante pour impliquer les personnes.
En effet, il faut tenir compte des motifs qui
jusqu'à présent sont mis en avant pour justifier la non participation.
Les sujets de préoccupation des personnes sont par
ordre décroissant:
-les services aux habitants 66%
-l'éducation 47%
-l'action sociale 44%
-la sécurité 41%
Les motifs de non participation
Les arguments avancés le plus fréquemment sont le manque de temps (35%), la mauvaise circulation de l'information sur les lieux et les dates (33%), les personnes se sentent incompétentes (14%) et 14% ne souhaitent pas s'impliquer. Il faudrait donc redonner confiance aux personnes et organiser les rencontres à des heures où les personnes sont disponibles.
L'INTERCOMMUNALITE
Dans ce domaine, les personnes semblent mieux
informées. Elles affirment à 92% connaître l'existence d'une structure intercommunale.
De plus, elles sont 83% à en connaître le rôle.
L'intercommunalité est plus perçue comme une
fonction de prestations plutôt que de solidarité intercommunale. Effectivement
les personnes en attendent prioritairement une amélioration des services (78%)
et l'amélioration des équipements sociaux (73%). Permettre de compenser les
inégalités n'atteint que 44%.
LES INCIDENCES DE L'IMPLICATION ASSOCIATIVE
Les personnes membres d'une association ont un regard moins critique sur les élus. En
effet, les membres d'une association sont seulement 20% à affirmer que les élus
sont éloignés de leurs préoccupations alors que les personnes non membres sont
34%. La différence est encore plus frappante quand il s'agit de la proposition
des élus de participer à l'élaboration des projets. Les membres d'une
association sont 22% à estimer que les élus leur proposent de participer à
l'élaboration des projets alors que seulement 4% des personnes non membres
d'une association se sentent inviter par les élus à cette participation.
Sur la perception de la commune, l'implication
associative a aussi son influence puisque le fait de se sentir éloigné des
décisions prises par les élus relève de 14% pour les personnes membres d'une
association alors que pour les non membres on a 33%.
On observe à peu près le même type de phénomène pour
ce qui est de la satisfaction des décisions prises par les élus mais dans des
proportions moindres: les gens membres d'une association sont satisfaits, très
satisfaits à 43% alors que les non membres le sont qu'à 30%. Le fait de ne pas
être impliqué facilite-t-il la critique? Où y a-t-il imbrication entre la
fonction associative et la fonction élective en particulier dans les petites
communes?
On note une plus forte proportion de personnes
participatives chez les membres d'associations. En effet, 51% d'entre eux ont
participé à des débats publics alors que seulement 29% des personnes non
membres d'une association y ont participé. Etre candidat aux élections
municipales et assister aux réunions de conseil municipal se trouve aussi
renforcée par l'implication associative.
Les personnes impliquées associativement ont une
vision positive de la démocratie mais elles ne sont pas forcément d'accord avec
les décisions prises. Leur implication révèle une envie d'être acteur de leur
vie citoyenne.
Cette enquête nous a donc permis d'avoir des
éléments de réponse sur la connaissance des familles de leur commune
(perception des élus, services utilisés, instance participative, intercommunalité)
ainsi que leur souhaits dans ces domaines. Par ailleurs, cette enquête nous a
permis de révéler les effets de l'engagement associatif sur la perception et la
participation à la vie de la commune.
Les résultats intégraux sont disponibles sur simple
demande.
D'autres publications de l'observatoire régional de la
famille sont disponibles sur simple
demande:
-lettre n°1: Présentation de l'observatoire régional
de la famille
-rapport intégral de l'enquête "les transports et
déplacements en Alsace"
-lettre n°2: synthèse des résultats de l'enquête
"les transports et les déplacements dans la région Alsace"
Thèmes retenus pour les enquêtes à venir:
-le logement
-l'autonomie des jeunes
-l'éducation
‘‘LA FAMILLE ET LES NOUVEAUX OUTILS DE
COMMUNICATION : INTERNET ET LE TELEPHONE PORTABLE’’
enquête réalisée de
février à juin 2002
avril 2003
Union Départementale
des Associations Familiales
Du Bas-Rhin
Union Départementale
des Associations Familiales
Du Haut-Rhin
Union Régionale
des Associations Familiales
En partenariat
avec les Caisses d’Allocations Familiales du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et la
Mutualité Sociale Agricole Alsace
Union
Départementale des Association Familiales du Bas-Rhin
19-21 rue du
Faubourg National - BP 70062
67067
Strasbourg Cedex
Tél. : 03
88 52 89 89
Fax. : 03
88 75 72 24
Site
Internet : www.udaf67.com
Contact
Isabelle Stoffel
Mail : istoffel@udaf67.unaf.fr
Les UDAF (Unions
départementales des Associations Familiales) sont des associations de droit
local reconnue d'utilité publique. Conformément à l'ordonnance du 3 mars 1945
et à la loi du 11 juillet 1975, les UDAF en relation avec l'UNAF (Union
Nationale des Associations Familiales) sont habilitées à donner leur avis aux
pouvoirs publics sur les questions concernant les familles, à les représenter
et à gérer tout service d'intérêt familial.
En 1999, les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont
souhaité avec l'URAF (Union Régionale des Associations Familiales) mettre en
place un Observatoire Régional de la Famille.
L'Observatoire est un outil qui œuvre dans le sens de la politique familiale:
faire remonter les besoins des familles et ceci afin de remplir au mieux la
mission institutionnelle des UDAF : représenter les familles.
Les UDAF du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ainsi que l'URAF ont
travaillé en collaboration avec l'INSEE Alsace qui a élaboré un échantillon de
600 familles (300 pour le Bas-Rhin et 300 pour le Haut-Rhin). L'INSEE s'est
appuyé sur le recensement de la population datant de 1990 pour élaborer notre
panel. Cet échantillon a pour caractéristique d'être représentatif de la
population alsacienne. Aussi, il a fallu tenir compte d'un certain nombre de
caractéristiques combinées entre elles comme, le type et la taille de la
famille (familles monoparentales ou non, familles avec couple marié ou non,
sans enfant, un enfant, deux enfants, trois enfants et plus), la catégorie
socioprofessionnelle de la personne de référence et l'âge de cette personne.
L'enquête "la famille et les nouveaux
outils de communication: Internet et le téléphone portable" a plusieurs
objectifs. Il s'agit :
- de mieux
connaître la perception d'Internet et du téléphone portable
- de mieux
connaître l'utilisation d'Internet et du téléphone portable
- et d'évaluer
les conséquences sur la vie familiale.
Par rapport au panel initial, le nombre de réponses
est insuffisant. Certaines familles sont sous représentées ou sur représentées.
Au total, seules 209 familles pour le Bas-Rhin et 150 familles pour le
Haut-Rhin ont répondu. Cette troisième enquête ne peut alors pas prétendre
avoir une valeur scientifique. Elle donne des résultats à titre indicatif.
Aussi,
il ne nous a pas été possible de faire certains croisements ou d'exploiter
certaines questions de notre enquête.
QUELS USAGES ONT LES FAMILLES D’INTERNET ET
DU TELEPHONE PORTABLE
Selon notre
enquête, 41 % des familles alsaciennes utilisent Internet et le téléphone
portable, 14 % seulement Internet, 28 % seulement un téléphone portable et 17 %
ni l’un, ni l’autre.
Un
profil type de ces utilisateurs, bien que moins marqué pour le téléphone
portable se dégage. Toutes choses égales par ailleurs, les utilisateurs sont
principalement jeunes (âgées de moins de 30 ans), appartiennent à la catégorie
socioprofessionnelle des cadres et ont deux enfants.
INTERNET
Plus de 80 % des parents et
des enfants se connectent à Internet à domicile. 52 % des pères ont accès à
Internet au travail contre 35 % des mères. 40 % des enfants utilisent Internet
à l’école.
Seulement
2 % des adultes et 7 % des enfants se connectent ailleurs. Ce pourcentage passe à 30, pour les enfants
habitant dans la ville de Strasbourg.
84 % des familles se connectent
à Internet pour des raisons personnelles, 56 % pour des raisons
professionnelles, 41 % pour les loisirs des enfants, 34 % pour des raisons
associatives et pour la scolarité des enfants.
Les familles se connectent à
Internet pour avoir accès à l’information (72% des adultes et 53% des enfants),
pour rechercher des informations diverses (69% des adultes et 57% des enfants),
pour les contacts avec la famille et les amis (68% des adultes et 57% des
enfants), et enfin pour des activités professionnelles (53%).
Hormis
pour surfer sur les forums de discussion (7% des adultes et 30% des enfants) et
pour l’éducation et la formation (23% des adultes et 41% des enfants), les
adultes utilisent proportionnellement plus Internet que les enfants.
Que ce soit la personne de
référence, le conjoint ou les enfants, les temps mensuels de communications
sont courts. Environ 52 % des adultes et 43 % des enfants sont connectés à
Internet moins de 5 heures par mois et 20 % entre 5 et 10 heures. Seuls les
cadres semblent surfer plus longtemps puisque 30 % estiment leur temps de
connexion supérieur à 20 heures.
LE TELEPHONE PORTABLE
Les enfants, les rois des messages écrits
Les adultes utilisent principalement leur téléphone
pour des appels d’ordre privé (81 % des pères et 92 % des mères) et pour leur
travail (51 % des pères et 22 % des mères).
Quant aux enfants, si 83 % disposent d’un téléphone pour
des appels privés, 70 % communiquent également avec des messages écrits.
71 % des personnes interrogés ont acheté un téléphone
pour être joignable à tout moment. Ce pourcentage varie de manière décroissante
en fonction de l’âge. 60 % des utilisateurs d’un téléphone portable justifient
leur achat en disant pouvoir communiquer à tout moment avec la famille.
Seulement 5 % des personnes disposent d’un téléphone
portable car ils n’ont pas de téléphone fixe.
La moitié des adultes ont répondu téléphoner moins
d’une heures et 28 % moins de deux heures par mois.